STEPHANE KIPRE DEPUIS BOUAKE : « La Côte d’Ivoire a besoin de calme »

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STEPHANE KIPRE DEPUIS BOUAKE : « La Côte d’Ivoire a besoin de calme »

Assandrê-Ndrikro était en fête  ce mercredi 14 juillet 2021. Ce village baoulé, situé à 6 Km de Bouaké (au Centre du pays), accueillait un de ses illutres fils, rentré au pays après 10 ans d’exil. L’étape de Guéya effectuée, (son village paternel dans le département de Daloa), Stéphane Kipré, le président de l’Union des Nouvelles Générations (UNG), a fait le déplacement d’Assandrê-Ndrikro, son village maternel, pour saluer ses parents baoulé dans une ambiance festive, après une décennie passée loin de sa terre natale. Bâches, fanfare, sono, chants de réjouissances, artistes tradi-moderne, danses du terroir baoulé (Adjôsse, Adjémlé), tout a été fait pour que la fête soit belle. « J’ai beaucoup tourné durant mes 10 ans d’exil. Depuis mon arrivée, je suis allé à Daloa, chez mes parents paternels. Aujourd’hui, je suis à Assandrê-Ndrikro, chez mes parents maternels baoulé, et demain je serai à Yamoussoukro, l’autre côté de mes parents maternels. Moi même, j’ai été élevé en pays malinké. Et les gens comme moi sont beaucoup », explique Stéphane Kipré. Avant de poursuivre: « Après 10 ans, il faut être modéré. Si les Baoulés sont en palabre avec les Béthés, je serai en difficulté. De même, si les Béthés sont en conflit avec les Malinkés, c’est un problème pour moi. Il faut avoir des propos d’apaisement. Car la Côte d’Ivoire qui est pour nous tous, a besoin de calme. La Côte d’Ivoire a besoin de calme. Moi j’ai connu l’exil et je ne souhaite pas l’exil à quelqu’un ». Selon lui, pour éviter l’exil, il faut éviter les crises et les propos de haine. C’est pourquoi, devant ses parents, le président Stéphane Kipré a fait le serment de modérer ses propos au risque de se faire rappeler à l’ordre par ceux-ci. « Je prends l’engagement devant mes parents. Je leur demande de m’appeler et de me parler le jour où je tiens des propos déplacés. Il faut que chaque village appelle ses enfants à la raison », a exhorté Stéphane Kipré.Le président de l’UNG s’est cependant prononcé sur les problèmes d’actualité qui préoccupent les Ivoiriens. « Nous avons des problèmes communs. Notamment la cherté de la vie, le kilo de riz, la santé des Ivoiriens. Ce sont des problèmes qui nous concernent tous et il faut y trouver des solutions. Je suis venu aussi pour parler de développement de mon village. Depuis 10 ans que je suis parti, Ndrikro n’a pas changé. Il faut penser au développement de nos villages. Durant mes 10 ans d’exil, on aurait pu construire un hôpital, une maternité, une école à Ndrikro. C’est de ça nos villages ont besoin », a conclu le président Stéphane Kipré.

Abel Djè (La Voie Originale)

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