LE PARTI

NOTRE HISTORE

2005 : au commencement, le refus d’une trahison idéologique

L’union des Nouvelles Générations est un parti politique ivoirien qui a été fondé sur les valeurs de la Gauche. L’idée de sa création est partie d’une fracture idéologique entre les membres d’une formation politique ivoirienne (Mouvement des Forces Avenir) au sein de laquelle militaient M. Stéphane Kipré (Fondateur de l’UNG) et ses compagnons de lutte. Cette formation politique étant d’obédience socialiste, le clivage s’installa en 2005 depuis le jour où le Président de ce parti (M. Anaki Kobena) décida de s’allier aux deux principaux partis politiques de l’opposition (le PDCI-RDA et le RDR) pour combattre le parti de gauche au pouvoir (le FPI). N’ayant pas obtenu de la part de leur leader des arguments valables pour justifier que leur parti (de gauche) fasse alliance avec des partis de droite pour combattre un parti de gauche, M. Stéphane Kipré et ses compagnons créent un courant au sein du MFA (le Forum du MFA) avec pour objectif de maintenir la masse militante qui refuse de s’accommoder à cette droitisation. Après plusieurs mois de débats, le divorce se confirme à cause de l’intransigeance du Président qui, bien qu’isolé, refuse de faire marche arrière pour satisfaire les revendications des militants qui demandaient purement et simplement un retrait du parti de cette alliance.

 

2006 : du conflit des courants à la naissance d’une vision politique :

Finalement, à la demande de la base qui trouvait que le bras de fer était une perte de temps au regard des défis de la nation qui urgeaient, une assemblée générale extraordinaire est organisée le 18 novembre 2006 à l’invitation des 2/3 des membres de la Direction. A l’issue de cette Assemblée Générale, l’idée de la création d’un parti politique autonome est adoptée afin de permettre que « chacun puisse continuer son militantisme dans le cadre idéologique qui lui sied ». Dès lors, Stéphane Kipré et ses compagnons du forum du MFA abandonnent l’option d’un duel des courants idéologiques au sein du MFA pour travailler à la création d’un parti politique dans lequel ils pourront prendre place dans le jeu politique ivoirien en harmonie avec leurs convictions politiques. Ainsi le 27 juillet 2007, au sortir d’un congrès constitutif, est créée l’Union des Nouvelles Générations à la tête de laquelle M. Stéphane Kipré est porté comme Président.

 

2008 : la mise en place d’un discours politique propre : l’Entreprenariat :

 

Toutefois, au delà de la question idéologique, M. Stéphane Kipré et les autres membres fondateurs s’accordent sur l’idée que l’Union des Nouvelles Générations devait se constituer en alternative crédible en apportant des propositions concrètes et originales aux problèmes des ivoiriens et autour desquelles allait s’organiser l’adhésion populaire. Ils procèdent à la rédaction du Projet de société dont la singularité réside dans deux propositions majeures : l’Entreprenariat et la provincialisation.

L’entreprenariat :

Depuis 35 ans, les possibilités de recrutement de l’Etat à travers les concours d’admission à la fonction publique sont de plus en plus limitées, laissant ainsi sur le carreau les 16 000 nouveaux diplômés que l’Etat de Côte d’Ivoire produit chaque année. L’Entreprenariat est une réponse que l’UNG apporte à ce fléau pour redonner espoir à une jeunesse désemparée. C’est une politique qui consiste non seulement à intégrer dans le dispositif de l’enseignement général l’incitation à l’initiative économique privée mais aussi à mettre en place un système de financement des projets. L’idée c’est de briser une certaine idée reçue de la société ivoirienne d’après laquelle la réussite d’une vie se résume en l’obtention d’un poste dans la fonctionpublique.

La provincialisation :

Le développement étant le fruit d’un processus qui prend ses racines dans la structuration institutionnelle de l’Etat, l’Union des Nouvelles Générations propose, en ce qui concerne l’organisation administrative, la Provincialisation. C’est une version améliorée de la Décentralisation qui est en cours en ce moment et dans laquelle les régions ne représentent que la régionalisation de l’autorité globale que le gouvernement exerce sur le territoire. La provincialisation procède, quant à elle, du découpage du territoire en 6 provinces dotées chacun d’une plus grande liberté de décision concernant le développement local. Plus concrètement, cela signifie qu’à l’inverse de la décentralisation où toutes les recettes de l’Etat sont encaissées par le pouvoir qui oriente ensuite les dépenses de développement selon les options de l’exécutif, dans la provincialisation, les recettes sont encaissées par le pouvoir politique local ou provincial (le Conseil politique provincial) qui reverse une quotte part à l’Etat. Ainsi, avec les quottes parts que les provinces lui reversent, l’Etat ne s’occupera que des dépenses de souveraineté nationale (défense, sécurité, diplomatie, santé etc), laissant ainsi les dépenses de développement local (éducation, infrastructures, économie tertiaire) aux provinces. Bien entendu, cette politique pose le risque d’un déséquilibre économique entre les provinces moins riches en ressources naturelles et celles qui le sont plus. L’UNG a prévu la solution à cela. Il sera mis en place un système de rééquilibrage des richesses de sorte à ce qu’une partie des recettes des provinces les plus riches comblent le déficit des provinces les moins riches.

 

 2010 : le choix de Laurent Gbagbo comme candidat :

Après avoir sillonné 75% du territoire national pour passer son message aux populations et prendre la pleine mesure des difficultés du pays profond, l’Union des Nouvelles Générations abordent l’année 2010 en faisant face au défi de l’élection présidentielle qui s’annonce. Deux options se présentent au parti : présenter un candidat du parti ou soutenir un autre candidat. Pour opérer un choix, les Délégués du parti se retrouvent à la 1ère Convention ordinaire du parti du 22 au 24 novembre 2008 à Yamoussokro. A l’issue de deux jours de travaux, l’option d’un candidat du parti est écartée pour les raisons suivantes :

- En deux ans d’activités, le parti n’était pas suffisamment implanté et ne s’était pas constitué un patrimoine militant adéquat pour espérer obtenir un suffrage populaire pour faire la différence à l’élection ;

- Le parti n’avait pas encore suffisamment construit l’image de son président autour de la vision pour espérer faire un bon score ; La vision du parti n’était pas encore suffisamment connue de la population ; A la majorité de 84% du vote des délégués, le candidat Laurent Gbagbo est désigné candidat de l’UNG pour les raisons suivantes :

- Il est celui des candidats dont le programme de gouvernement est le plus proche de la vision de l’Union des Nouvelles Générations à travers notamment l’organisation administrative ;

- Il est celui qui incarnait le combat pour la liberté et la souveraineté du peuple ivoirien auquel l’UNG participait depuis sa création ; Depuis le 11 avril 2011 : le combat pour la liberté et la souveraineté de la Côte d’Ivoire : Alors qu’il a été déclaré vainqueur de l’élection par le Conseil Constitutionnel, Laurent Gbagbo subit un coup d’Etat perpétré par les forces françaises en faveur du candidat Alassane Ouattara. Après 10 jours de bombardement sur sa résidence présidentielle, il est arrêté le 11 avril 2011 par l’armée française qui le remet aux forces pro Alassane Ouattara. Il est transféré le 13 avril à Khorogo dans le Nord de la Côte d’Ivoire avant d’être le livrer à la CPI le 29 novembre 2011. Pour l’Union des Nouvelles Générations, l’arrestation de Laurent Gbagbo et les conditions dans lesquelles elle s’est opérée marquent un recul de la démocratie et des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire. Le parti se consacre alors au combat patriotique pour la restauration des valeurs de la démocratie et pour le respect des institutions de la république. Face à l’impatience d’une partie des militants qui veulent que parallèlement à ce combat patriotique, le parti se consacre à la promotion de ses idées, le président Stéphane Kipré rassure tout le monde avec l’une de ses phrases célèbres : « c’est dans un pays qui existe avec la démocratie qu’on peut faire de la politique ». Depuis lors, l’UNG est à la pointe de toutes les manifestations populaires rassemblant en Côte d’Ivoire et dans le monde les ivoiriens et les africains autour des valeurs de démocratie, de liberté, de souveraineté, de paix et de respect des droits de l’homme.

10 janvier 2016 : nouveau départ pour un retour sur la scène politique L’élection de 2015 organisée dans des conditions antidémocratiques où plusieurs leaders de l’opposition sont en prison et en exil, voit le maintien

au pouvoir d’Alassane Ouattara. Après ce scrutin, il se pose au parti plusieurs préoccupations liées à son avenir et aux élections locales. Faut-il présenter des candidats aux futures élections locales (législatives, municipales et régionales) ? Ou faut-il boycotter par une abstention comme cela a été le cas lors de laprésidentielle ?

Le Président du parti convoque une grande réunion de concertation du 7 au 10 janvier 2016 où toutes les instances du parti se retrouvent pour discuter sur ces questions. A l’issue de deux jours de travaux, il est retenu, vu que les dates des élections locales ne sont pas encore connues, que le parti procède à la redynamisation de ses délégations départementales à travers une tournée nationale. Pendant cette réunion, la question du retour d’exil du président du parti a été abordée. Elle a fait l’objet de plusieurs propositions de stratégies et de démarches. Mais aucune décision n’est prise, laissant ainsi le soin au Président lui-même et à ses collaborateurs directs d’approfondir la question ultérieurement. La tournée a débuté effectivement le 1er février 2016 et se poursuit à l’heure actuelle.