STEPHANE KIPRE : CRISE DU CORONAVIRUS « QUID DU SECTEUR ÉDUCATION ? »

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STEPHANE KIPRE : CRISE DU CORONAVIRUS « QUID DU SECTEUR ÉDUCATION ? »

Voilà environ plus d’un mois que nous sommes dans les mesures exceptionnelles suite à la lutte contre cette pandémie mondiale. Les décisions prises afin de lutter contre ce mal dans notre pays ont sinistré plusieurs secteurs dont l’éducation.

La fermeture des établissements scolaires a plongé les enseignants du privé dans la galère. Dans ce secteur en effet, les salaires sont souvent dérisoires et non encadrés. De surcroit, ils ne sont pas payés pendant les vacances scolaires. De nombreux chefs d’établissement ont donc dû suspendre les salaires. Ce sont des pères de familles qui se retrouvent dans une situation précaire du jour au lendemain. Que dire alors des près de 8000 instituteurs recrutés depuis trois (3) ans par le pouvoir et qui bien que titularisés semblent avoir été laissés pour compte. Même ceux d’entre eux qui ont obtenu le fameux matricule sont sans salaire depuis des années.

Afin de palier à la fermeture des salles de classes, le ministère a décidé de diffuser les enseignements via les médias publics. Ainsi, la télévision nationale a été réquisitionnée et des cours en ligne expérimentés. Force est cependant de constater que ces mesures sont improductives pour ne pas dire qu’elles sont un échec. Car il ne s’agit pas de s’arrêter au slogan : « écoles fermées, cahiers ouverts » pour sauver une année académique. Comment croire qu’on peut, dans notre situation se réfugier derrière les cours en ligne quand le gouvernement contrairement à ses promesses n’a pas été incapable de concrétiser l’opération : « un étudiant, un ordinateur » ? C’est un leurre.

Il convient d’agir dans l’urgence tout en étant pragmatique. Le gouvernement doit impérativement mettre en place un comité formé des acteurs du secteurs afin de réformer le programme académique. Il s’agira de réduire au minimum les programmes scolaires en ne gardant que les cours essentiels. À la reprise, les cours devront se dérouler aussi les samedis et réduire les vacances scolaires de dix (10) à quatre (4) semaines puis repousser les examens au mois d’août 2020.

Ces propositions nous permettrons de rattraper les 8 semaines de fermeture de nos écoles et universités sous réserve que l’école reprenne véritablement le 17 mai. Il faudra juste veiller à ce que nos élèves et étudiants puissent avoir des masques à disposition. Copier aveuglement les mesures prises en Europe est une mauvaise décision car nous ne partageons pas les mêmes réalités que des pays comme la France par exemple.

Ces propositions que nous faisons pour sauver notre année académique et scolaire 2019-2020 vont nécessiter des sacrifices de tous les élèves, les étudiants, les enseignants, les parents d’élèves et tous les acteurs du système éducatif. C’est pourquoi avant leur déploiement, il sera important de concerter les syndicats afin que cette volonté de sauver notre année scolaire soit portée par tous et dans l’intérêt de tous.

PSK

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