DECLARATION RELATIVE AU PROCES DU 6 FEVRIER 2020

60516261_2190404717708676_1752969564464873472_n

Please follow and like us:

  • 30
  • Share

DECLARATION RELATIVE AU PROCES DU 6 FEVRIER 2020

Les faits :

Le 6 février dernier, lors du procès en appel de M. Gbagbo Laurent et M. Blé Goudé, le bureau du procureur représenté par  M. Gallmeister a évoqué la possibilité de reconsidérer  la décision d’acquittement rendue en première instance le 15 janvier 2019 et son réexamen à un second degré de juridiction. Les raisons évoquées sont entre autres : M. Gbagbo dispose d’un réseau constitué d’activistes dont l’un, collaborateur du gendre de M. Gbagbo a lancé un appel à manifestation à l’extérieur de la cour de la CPI et dans les réseaux sociaux en vue de résister à la procédure de la CPI. En outre, s’agissant des moyens dont dispose M. Gbagbo pour se soustraire de la cour, bien qu’ayant été déclaré indigent, le réseau de M. Gbagbo dispose manifestement de ressources. Poursuivant, il affirme que le gendre de M. Gbagbo est un homme d’affaires basé en France qui est propriétaire du journal pro-Gbagbo : « Le Nouveau Courrier » ainsi que la compagnie qui en est propriétaire. En 2017, ce gendre a été accusé d’avoir financé des attaques visant à déstabiliser le gouvernement. M. Gbagbo et M. Blé Goudé avaient été condamnés à 20 ans de prison successivement pour crime économique et violences liées aux élections de 2010. S’ils étaient éventuellement mis en liberté dans leur pays, ils ne se présenteraient plus devant la cour pénale internationale. Voici les raisons évoquées par le bureau du procureur pour s’opposer à leur liberté totale.  Nous avons été choqués par de telles déclarations dans la mesure où nous nous attendions à de nouvelles preuves irréfutables justifiant la nécessité  de réexaminer la décision d’acquittement en faveur de M. Gbagbo et Blé Goudé, le bureau du procureur nous sert des allégations d’une légèreté déconcertante.

Notre position :

L’Union des Nouvelles Générations, parti politique légalement constitué depuis juillet 2007 en Côte d’Ivoire, créé et dirigé par M. Stéphane Kipré effectivement gendre de M. Gbagbo comme l’a rappelé M. Gallmeister,  représentant du bureau du procureur lors du procès. L’UNG, choqué par les allégations tenues au cours de ce procès voudrait par la présente faire la mise au point suivante :

 Concernant le président Laurent Gbagbo : Le président Laurent Gbagbo ne dispose ni de réseau à but illicite, ni de moyens financiers, ni une organisation, ni chef de réseau et ni intention pour influencer le cours des audiences. La mobilisation observée à travers le monde entier autour de cette cause est naturellement de façon volontariste à  la hauteur de l’injustice sans précédent faite  au président Laurent Gbagbo et à M. Charles Blé Goudé. Les actes de soutien classique et de solidarité au président Laurent Gbagbo exprimés par son parti le front populaire ivoirien, par l’Union des Nouvelles Générations parti allié au FPI, la société civile, le peuple ivoirien et le président Henry Konan Bédié pour entamer le processus de réconciliation nationale, sont les preuves évidentes que le président Gbagbo est aimé par les ivoiriens. Par conséquent, la popularité et la solidarité dont jouit le président Laurent Gbagbo ne sauraient constituées des éléments qui représentent un  risque de fuite. Le président Laurent Gbagbo n’a pas fui les bombes et les armes de la coalition franco-onusienne. Ce n’est pas maintenant qu’il va se soustraire et fuir une simple convocation de justice. Non, ces arguments ne tiennent pas la route.  Au titre des crimes économiques imputés au président Laurent Gbagbo et pour lesquels la justice ivoirienne l’a condamné à 20 années de prison assorties d’amande, l’UNG voudrait rappeler à toutes fins utiles que le président Gbagbo est un symbole de probité et d’honnêteté reconnu par tous. D’ailleurs, la BCEAO n’a jamais porté plainte et l’audit réalisé dans les comptes de cette institution n’a jamais fait cas de crimes économiques. C’est pourquoi, nous retiendrons simplement que la condamnation de Laurent Gbagbo et de Blé Goudé, acquittés pour les mêmes motifs par le CPI grâce à un arrêt définitif (règle 158 ou art.1), sont juste des mesures politiques prises par le gouvernement ivoirien pour écarter un redoutable adversaire politique.

Concernant M. Stéphane Kipré, président de l’UNG, nous voulons informer le bureau du procureur en particulier et l’opinion en général qu’il est avant tout un homme d’affaires et un homme politique depuis 2004 en Côte d’Ivoire bien avant le mariage avec Marie-Laurence GBAGBO le 29 Juin 2007, fille du Président Laurent GBAGBO. Au plan politique il a intégré le Mouvement des forces d’avenir (MFA) en 2004 en qualité de président des jeunes qu’il a quitté pour des raisons idéologiques avant de créer son propre parti en 2007 (UNG). Les raisons, il les donne lui-même et je cite « Pendant que des jeunes ivoiriens se faisaient canarder par l’armée française devant l’Hôtel Ivoire, je voyais des cadres politiques du RHDP jubiler. Se féliciter pendant que le sang innocent de jeunes ivoiriens coule ? Tout cela pour le pouvoir ? S’en était de trop pour moi et c’est à cet instant que j’ai compris que ces gens excluaient toute idée de prendre le pouvoir démocratiquement ». C’est tout naturellement qu’après la création de son parti,  l’UNG et le FPI soient des alliés politiques puisqu’ils ont la même vision et la même idéologie socialiste. Une telle personnalité politique qui est un homme de conviction,  de droiture, de justice, de paix et qui privilégie la prise du pouvoir par la voie démocratique peut-elle financer des coups d’état ? Le président Stéphane Kipré  s’est exclu des plans  subversifs ayant occasionnés la mort de dizaines d’ivoiriens en 2004 pour prendre le parti du combat démocratique. C’est cet homme, treize ans après, que le pouvoir d’Abidjan a accusé de financer des attaques en vue de renverser le pouvoir de Ouattara en 2017. Quelle ironie ! Est-ce un délit qu’un ivoirien possède une entreprise de presse avec une ligne éditorialiste proche de l’opposition comme il en existe partout en Côte d’Ivoire et dans tous les pays du monde ? Si non, pourquoi le rappeler au cours d’un procès où il est question de lever les restrictions  à des personnalités acquittées pour crime contre l’humanité.

 Au regard de tout ce qui précède,  L’Union des Nouvelles Générations,  

Condamne avec la dernière énergie les insinuations tendancieuses du bureau du procureur visant à dévoyer le juste combat démocratique mené par le président Stéphane Kipré auprès du père de la démocratie en Côte d’Ivoire qui est le président Laurent Gbagbo.

 Constate que le Président Stéphane Kipré, cité à tort par le bureau du procureur de la CPI est dans le juste combat  auprès de son mentor le président Laurent Gbagbo,

Se réjouit et l’encourage à faire d’avantage pour la victoire finale. C’est-à-dire la libération totale du président Laurent Gbagbo.

 

Fait à Abidjan, le 10 février 2020 

Le parti et P/D le SGA chargé de la veille gouvernementale 

Please follow and like us:

  • 30
  • Share

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *